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Playlist Concerts BERLIN : GO ! (Nantes)

1 avril 2012

Pendant une semaine (du 28 au 31 mars) Trempolino et Stereolux ont proposés à Nantes un petit tour non exhaustif de la capitale allemande, fiévreuse, colorée, défricheuse à travers des conférences, workshop, projections et concerts. Une mini-playlist des artistes invités au concert d’hier soir :

http://assets.mixpod.com/swf/mp3/mixpod.swf?myid=88546033&path=2012/04/01
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I charleston Berlin

14 février 2012

En attendant un article sur les années folles à Berlin, une vidéo qui donne envie de danser partout :

À chacun son ciné

9 février 2012


Dans le monde du cinéma, si il y a une ville qui crève l’écran, c’est bien Berlin. La capitale possède une longue tradition cinématographique, qu’elle perpétue aujourd’hui. Chaque année, elle accueille en février la Berlinale, le festival international du film où est décerné l’Ours d’Or. De nombreux studios de synchronisation et des centaines de sociétés de production pour le cinéma et la télévision ont leur siège à Berlin. Les studios de Babelsberg à Potsdam (à visiter !) sont appréciés des réalisateurs tel que Jean-Jacques Annaud, Roman Polanski, Quentin Tarantino ou István Szabó. Au musée du cinéma à Potzdamer Platz sont célébrées les grandes légendes du cinéma allemand et ses films mythiques.

Mais c’est au cœur des quartiers de la ville que le cinéma est le plus vivant. À Friedrichshain par exemple, chacun peut trouver cinéma à son pied :

Si vous êtes plutôt « ostalgique », allez donc faire un tour au Kino International.

Cette immense bâtisse à l’architecture soviétique est située sur la Karl-Marx Allee (ex-Stalinallee),  bordée d’immeubles du même style. On y montrait les Premières de films en RDA. Ceux qui n’étaient pas au démontage du mur le 9 novembre 1989 ont pu assister à la Première mondiale de l’unique film gai de l’histoire du cinéma de la RDA, “Coming Out”. Ce lieu au style années 50 avec ses panneaux en bois et son rideau argenté un peu kitsch transporte le spectateur dans une autre époque. Ce cinéma accueille aussi des soirées étudiantes, gays et lesbiennes.

Pour le programme, c’est ici
Kino International, Karl-Marx Allee 33

Si vous êtes plutôt agoraphobe, le cinéma « Intimes » est fait pour vous.

Avec son unique salle, de moins de 100 places, ce cinéma old school offre aux amateurs de films indépendants et « branchouilles » une atmosphère chaleureuse. Comme dans beaucoup de cinémas berlinois, la bière se consomme sur strapontin. Ce cinéma fait aussi bar et possède une jolie terrasse pour ceux qui, en plus d’être agoraphobes, seraient claustrophobes…

Pour le programme, c’est ici
Intimes, Boxhagener Straße 107

Si vous êtes plutôt un amoureux de la nature, vous trouverez à Berlin de nombreux Freiluftkinos (cinémas de plein air).

Ils bourgeonnent dans toute la ville dès le mois de juin. Du Volkspark Friedrichshain à celui d’Hasenheide (Neukölln), en passant par le Club Cassiopea (Friedrichshain), chacun pourra, dans l’esprit drive-in, boire, fumer, manger, draguer en regardant les étoiles…et parfois le film.

Freiluftkino Friedrichshain, plan et programme
Freiluftkino Insel Cassiopea, Revaler Straße 99,  programme
Freiluftkino Hasenheide, plan et programme

Si vous êtes plutôt noctambule, sortez de Friedrichshain direction le Moviemento à Kreuzberg.

En plus de leur programmation indépendante (voire inconnue), il propose de temps à autre un programme de nuit, qui malgré l’heure tardive, n’a rien à voir avec du porno. Un bonheur pour les insomniaques.

Le programme, c’est ici
Moviemento, Kottbusser Damm 22

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Et si vous êtes plutôt casanier, vous pouvez toujours aller vous louer un film à la boutique Filmkunst.

Cette vidéothèque mêle « classique et curieux », et est bien loin des ambiances glaciales des vidéothèques grand public. Autour d’un café, les gérants du Filmkunst vous parlent de cinéma et vous conseillent selon vos envies. Bientôt, vous hésiterez à rentrer chez vous profiter du petit écran, puisque le Filmkunst ouvre en septembre une salle de cinéma, accessible du magasin.

Film Kunst, Gärtnerstrasse, 19

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En dehors de ces salles, on trouve à Berlin toutes sortes de curiosités cinématographiques en poussant une fenêtre, une porte grillagée ou au fond d’un bar bien caché…

La valse des vélos berlinois

25 janvier 2012

Avec Amsterdam et Copenhague, Berlin est une ville où les vélos sont rois. Ils y sont très heureux. Ils sont reconnus comme de vrais moyens de déplacements et non comme des objets de loisirs du dimanche :

– Ils roulent sur de larges pistes cyclables, situés sur les trottoirs, où AUCUN piéton ne doit mettre un pied, au risque de se faire écrabouiller.

– Ils n’ont pas beaucoup d’efforts à faire, Berlin étant plate comme une limande.

– Ils sont logés à l’abri dans les grands parkings des cours d’immeubles.

– Ils ne se font pas refouler à l’entrée des transports en commun.

– Ils ont la joie de changer régulièrement de propriétaire, ce qui rompt la monotonie de leur quotidien.

Les vélos berlinois sont à l’image de la ville : cosmopolites. Petite typologie des différents vélos que vous pourrez croiser :

1.    Le vélo à louer

Mon propriétaire : Personne. Je me prostitue à la cause du tourisme. Mon mac s’appelle DB (Deutsche Bahn).

Mes caractéristiques : Je suis lourd, rouge et en acier. Je ressemble comme deux gouttes d’eau à tous mes frères et sœurs.

Mon usage : Les touristes louent mes charmes pour quelques heures puis m’abandonnent au coin d’une rue (système call a bike) ou dans une station.

Mon lieu d’achat : On me trouve partout, surtout sur les grands boulevards.

Mon prix : Je suis gratuit pendant 1/2h puis hors de prix.

Mon lieu de résidence : Je vis dans la rue.

2.    Le vélo neuf

Mon propriétaire : Un munichois qui vient de s’installer à Berlin.

Mes caractéristiques : Je brille, je suis beau, j’ai un protège selle pour la pluie parce que je le vaux bien. Mon propriétaire a tellement peur qu’on me vole, qu’il m’attache avec une grosse chaîne, un cadenas de selle, et m’a fait tatouer un numéro pour que la Polizei puisse me retrouver. En effet, il me répète chaque jour que 7557 vélos ont été volés à Berlin entre janvier et fin mai 2011, soit une augmentation de 45,6% par rapport à la même période en 2010. Ca me fait flipper.

Mon usage : Métro – boulot – dodo

Mon lieu d’achat : Le Stadler, le plus grand magasins de deux roues d’Allemagne, qui vient d’ouvrir à Friedrichshain.

Mon prix : Vous pouvez m’obtenir pour la modique somme de « cher ».

Mon lieu de résidence : Je vis à Mitte ou à Prenzlauerberg, et je dors à l’abri dans un local à vélo.

3.    Le vélo de course (Rennfahrrad)

Mon propriétaire : un Hypster de Berlin-Est

Mes caractéristiques : Je suis léger, minimaliste et surtout je roule plus vite que tous mes copains.

Mon usage : Je suis un compagnon de tous les instants (Trajets fac – café – parc – supermarché – club -…)

Mon lieu d’achat : E-bay

Mon prix : Plus je suis minimaliste, plus je suis cher.

Mon lieu de résidence : dans l’appartement de mon propriétaire qui peut me porter sans problème jusqu’au 5ème étage.

4.    Le mini-vélo

Mon propriétaire : Un mini-berlinois (entre 2 et 5 ans)

Mes caractéristiques : Je suis en bois et n’ai ni frein, ni pédale, ni cadenas.

Mon usage : Je suis la terreur des parcs et des Kitas et des petites rues tranquilles de Prenzlauerberg.

Mon lieu d’achat : Un second-hand shop pour enfants.

Mon prix : C’est maman qui le sait ça.

Mon lieu de résidence : dans l’entrée de l’immeuble, entre deux poussettes.

5.    Le vieux vélo

Mon propriétaire : un peu tout le monde.

Mes caractéristiques : Je suis un baroudeur. Né en 1970, j’ai appartenu à un artiste qui m’a revendu à un écologiste. Je me suis fait voler, puis abandonner pour ensuite être revendu dans un marché aux puces à une étudiante, qui m’a ensuite donné à un de ses colocataires.

Mon usage : Je suis un Kiezfahrrad (un vélo de quartier). Vous ne ferez pas le tour de l’Allemagne avec moi mais je suis idéal pour raccourcir vos trajets dans cette ville immense.

Mon lieu d’achat : Sur le marché turc de Maybachufer (Kreuzberg), aux puces de Boxhagener Platz (Friedrichshain) ou de Revaler Strasse (dans l’enceinte de Cassiopea – Friedrichshain) et au Mauerpark (Prenzlauerberg).

Mon prix : Avec l’âge, il a décliné progressivement jusqu’à environ 30/40 euros, mais je connais récemment un regain de hype qui peut parfois le faire remonter jusqu’à 80 euros.

Mon lieu de résidence : dans la rue ou dans la cour de l’immeuble, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige.

6.    L’épave

Mon propriétaire : Personne ne le sait.

Mes caractéristiques : Il me manque une roue, ma selle, je suis tout rouillé mais un énorme cadenas me retient à un lampadaire.

Mon usage : Plus personne ne veut de moi, j’attend avec espoir qu’une bonne âme vienne m’achever ou me sauver.

Mon prix : Le prix d’une grosse pince pour couper mon cadenas.

Mon lieu de résidence : au pied d’une station de U/S-Bahn ou sur un pont traversant la Spree.

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Combats sur le pont

10 janvier 2012

 

Pierre, feuille, ciseaux… un point pour Kreuzberg ! Sur l’Oberbaumbrücke, le pont qui sépare les quartiers de Friedrichshain (ex Berlin-Est) et Kreuzberg (ex Berlin-Ouest), se déroule un combat singulier. Deux cercles métalliques sont installés à quelques mètres d’écart et affichent toutes les 6 secondes un des trois signes du « pierre-feuille-ciseaux ». Ils sont générés aléatoirement et s’affichent grâce à des néons de couleurs différentes. Accroché à l’ancien poste frontière, cette installation de Thorsten Goldberg, symbolise la confrontation sans fin des systèmes politiques. Aujourd’hui, le mur est tombé, les deux quartiers ont fusionnés en une même entité administrative depuis 2001, mais les habitants prennent plaisir à perpétuer cette frontière. Plus par amour de leur quartier que par mauvais esprit.

Si vous habitez Friedrichshain et que vous avez des amis de Kreuzberg, vous pourrez passer la nuit à regarder cette bataille lumineuse pour savoir qui payera la prochaine tournée de bières. Et si vous êtes plus « jusqu’au-boutiste », rameutez tous vos amis du Kiez, allez au marché et participez une fois par an à la grande « guerre des légumes » contre votre quartier rival. A noter : chaque année la victoire revient à Friedrichshain, soupçonné d’être soutenu par des factions « ossis » venues de Prenzlauerberg. On se demande même s’il n’y aurait pas eu de ventes d’armes illégales de la part des cartels végétaliens de Prenzlauerberg.

 

Les parcs, terrains de jeu pour tous les âges

2 janvier 2012
Barbecue à Mauerpark


Quand on est enfant, on va « au parc » et c’est génial. On peut jouer au ballon, faire du vélo et en hiver de la luge. A Berlin, les adultes aussi vont « au parc » et s’y amusent encore plus que les enfants.

L’hiver, ils y font du ski de fond, de la luge et organisent des batailles de boules de neige quartiers contre quartiers.

L’été, les nombreux parcs de la ville concentrent toutes les réjouissances. Alors qu’en bon français, vous être venu lire sur un banc, vous sentez tout à coup une odeur de saucisse grillée, vous entendez une reprise karaoké de ABBA, et observez en face de vous deux personnes faisant de l’équilibre sur une corde tirée entre deux arbres. Vous abandonnez la littérature et décidez alors de profiter de tout ce qu’offrent les parcs berlinois :

– A Mauerpark (Prenzlauerberg), vous pourrez faire de la balançoire, aller au marché aux puces le dimanche, écouter des groupes de musique de rue, vous faire couper les cheveux par Gérard et participer au karaoké géant, désormais légendaire (quoique qu’un peu touristique) !

Le dimanche à Mauerpark
Coupe de cheveux en plein air

– Au Volkspark Friedrichshain et à Hasenheide, vous pourrez voir des films en plein air tout l’été. (pour le programme c’est ici et )

– Dans l’immense Tiergarten, vous pourrez allez au zoo ou croiser des spécimens en liberté, lapins, écureuils, sangliers, bavarois nus…

Petit somme naturiste

– Dans le Görlitzer Park, vous pourrez vous allonger dans des transats, une bière à la main et trouver toutes sortes de substances illicites.

Fin d’après-midi à Görlitzer Park

Ces parcs où tout semble permis ont su garder une ambiance populaire et conviviale, le nom de « Volksparks » (Parcs du peuple), encore utilisé aujourd’hui, conserve tout son sens. Que vous ayez 4 ans et 65 ans, que vous soyez amateurs de karaoké, de barbecues ou de nudisme (ou les trois), vous trouverez votre bonheur dans les parcs berlinois.

 La vie de ces parcs a d’ailleurs inspiré plusieurs cinéastes :

Hasenheide, un documentaire de Nana A.T. Rebhan

Mauerpark, un documentaire de Dennis Karsten

Pourquoi rester à la maison quand on est comme chez soi dans les cafés ?

27 décembre 2011

Dans tout Berlin, on trouve des petits cafés aux allures vintages. Mais ils sont particulièrement nombreux à Prenzlauerberg. Si les terrasses et les bords de la Spree sont très accueillants en été, rien ne vaut un café confortable pour se réfugier pendant les longs mois d’hiver. Dans une ville où les températures peuvent aller jusqu’à – 20°C, les berlinois aiment particulièrement se retrouver dans ces endroits chaleureux.

Avec leurs grands canapés en velours, leurs fauteuils profonds et leurs petites tables basses, on s’y sent comme à la maison (ou celle de ses parents dans les années 70). Un café sympa sur la Hellmholzplatz s’appelle d’ailleurs « Wohnzimmer », le « salon » en allemand.

L’ambiance y est détendue et conviviale. Certains s’y sentent tellement chez eux qu’ils n’hésitent pas à se vautrer sur les canapés, à déplier plusieurs journaux, et à jouer à la console (quelques cafés en disposent !). D’autres aiment y discuter avec leurs amis pendant des heures, y lire, y travailler… Même dans les toilettes, on peut trouver des magazines, du déodorant, du parfum, des mouchoirs, comme dans sa propre salle de bain. En hiver, il est d’ailleurs difficile de trouver de la place dans de tels endroits. Certains gérants de cafés ne savent parfois plus comment déloger les clients bien calés dans leurs canapés.

Mes cafés préférés à Prenzlauerberg :

– Le « Slörm », où vous pourrez aller aux toilettes chez Paula et Leo, deux perruches sympathiques. Danziger Strasse, 52
– Le « Wohnzimmer », un petit café finalement assez grand avec une salle fumeur et une terrasse ensoleillée donnant sur un square. Letter Strasse, 6
– Le « Im Nu », si vous voulez changer tout en restant dans le secteur. Lynchener Strasse, 41
Le « Cafe Morgenrot », si vous  voulez manger un énorme brunch végétarien ou débattre de politique. Kastanienallee, 85
– …
et pleins d’autres encore sur la Kastanienalle

Et si vous avez envie d’une bière après le café, vous pouvez continuer à proximité dans :

– Le « Film Café » qui possède un petit cinéma en sous-sol. Schliemann Strasse, 15
– L’« Intersoup » qui combine un bar, un restaurant (de soupes) et un club. Vous pouvez profiter des concerts gratuits et du karaoké mensuel devenu légendaire dans le quartier. Schliemann Strasse, 31
– Le « Zu Mir oder zu Dir », un bar très seventies, dans lequel joue des DJ tous les soirs. Lynchener Strasse, 15
– Le « Krüger », qui est davantage un Pub, assez vintage, proposant journaux, jeux et de la musique, ainsi qu’une terrasse l’été. Lynchener Strasse, 26

Mais bon, si vous cherchez des bars fréquentés par des gens moins propres sur eux, direction Friedrichshain et Kreuzberg (un article est à paraître sur le sujet).